La Sangha


Les Trois Joyaux précieux du bouddhisme sont le Bouddha, le Dharma et la Sangha. La Sangha qu’es a quo ? Qu’est-ce que la Sangha ?
C’est un mot sanscrit qui signifie : communauté. Ici, au Village des Pruniers, la Sangha désigne la communauté des moines et des moniales ainsi que des pratiquants laïques, hommes et femmes, qui étudient et pratiquent les enseignements proposés par Thây et le Bouddha.

 
La Sangha c’est comme les étoiles, ou une ruche, ou une fourmilière. L’ensemble des cellules de notre corps est une Sangha, une communauté de pratique. Chaque cellule a sa place. Chaque cellule a son espace. Chaque cellule chante et danse. Les cellules forment le choeur d’une chorale. Chaque cellule est en amitié avec les cellules voisines. Chaque cellule est en interaction avec les cellules voisines. Les cellules du corps forment une merveilleuse communauté de pratique où tout est organisé pour la vie. C’est une merveilleuse Sangha. Il n’y a pas de cellule qui est inférieure à une autre cellule. Il n’y a pas de cellule supérieure à une autre cellule et chaque cellule est différente. Y a-t-il une cellule concurrente d’une autre cellule ? Est-ce que les cellules de la main droite sont jalouses des cellules de la main gauche ? Est-ce qu’une cellule juge et projette des reproches ou des pensées négatives sur d’autres cellules ? Les cellules sont inter-dépendantes, mais surtout elles ont des fonctions complémentaires. Elles sont frères, elles sont soeurs. Les cellules communiquent fraternellement et s’entraident. Chacune participe à la vie, au bien-être de l’ensemble du corps. C’est une merveille où tout est organisé pour la vie et la guérison.
Notre corps est comme un jardin et chaque cellule est une fleur. Nous sommes responsables de la beauté de notre jardin. Nous sommes tous des jardiniers responsables de ce que nous semons dans le jardin de notre corps. Si dans notre jardin nous semons du blé, il poussera du blé. Si nous semons des graines de tournesol ou bien de la luzerne, il poussera des tournesols ou de la luzerne. Si nous prenons soin des graines de fleurs, si nous arrosons les fleurs, les fleurs vont se manifester.
Si nous semons dans notre jardin des graines de colère, de haine, de jalousie, de violence, il poussera de la colère, de la haine, de la jalousie, de la violence.

 

La Sangha est un jardin et chaque pratiquant est une fleur. Nous sommes des jardiniers responsables du jardin de la communauté de pratique, de notre communauté familiale, de notre communauté de village, de quartier. Nous sommes les jardiniers de notre environnement, les jardiniers de la terre.
Dans la communauté de pratique chacun fait de son mieux. Nous cultivons la vigilance, la pleine conscience dans la vie quotidienne. Nous vivons en paix et en harmonie. Nous nous entraidons. Nous arrosons les graines de fleurs, les qualités de nos frères, de nos soeurs. Nous sommes nourris par les qualités de nos frères, de nos soeurs. Quelle joie de voir apparaître une qualité chez un frère ! Il est aisé de reconnaître les dons, et ainsi d’encourager, de permettre à ces dons de se développer et à la volition, la vocation d’apparaître.
Quelquefois je fais une erreur. Parfois nous sommes en friction, en début de conflit. Alors nous nous arrêtons, puis dans la méditation nous revenons vers nous-même et nous regardons profondément. Vous comprenez pourquoi nous entraînons nous entraînons à nous arrêter, l’arrêt immédiat, au son de la cloche, de l’horloge, du téléphone. Cet exercice permet le retour à l’intérieur, le retour dans notre vraie demeure, au plus près de notre vraie nature. Nous observons profondément ce qui se passe à l’intérieur du corps et à l’extérieur du corps simultanément. J’ai fait une erreur, je le vois. Je regrette. Je peux aller vers mon frère et lui exprimer des regrets, mais surtout je peux alors évaluer où j’en suis avec cette graine de colère, de jalousie, de violence et faire un peu mieux la prochaine fois..


La pratique en Sangha permet d’observer plus facilement. Mes frères, mes soeurs dans la pratique sont de bons miroirs. La pratique est plus facile et ne demande aucun effort, aucune tension. La concentration devient naturelle et les compréhensions apparaissent naturellement. Ainsi les fleurs deviennent des fleurs.
Ces graines deviennent des fleurs, puis des fruits qui donnent à nouveau d’autres graines. Il y a transmission. Le Christ, le Bouddha, Thây, sont des arroseurs de graines, des éveilleurs de la beauté qui sommeille en nous.


Thây a partagé récemment : si trois frères, ou trois soeurs, forment un noyau de joie et d’harmonie c’est suffisant pour qu’une communauté se forme. Si quatre frères, ou quatre soeurs, se rassemblent c’est encore mieux et si cinq frères ou cinq soeurs forment un noyau de joie et d’harmonie c’est alors plus que mieux. Thây ne ménage pas ses encouragements et les enseignements sur la communauté de pratique. Merci de vous reporter aux livres et enseignements de Thây.

Cette nuit, j’ai observé les étoiles; toute la nuit en contemplation du ciel et des millions d’étoiles qui éclairaient la nuit. Le ciel était illuminé par la lumière des étoiles, par la communauté des planètes et des étoiles. La Sangha des étoiles est magnifique. La nuit est passée en joie et gratitude, en unité.
Bon courage et bonne pratique en Sangha, merci chères étoiles qui nous éclairent dans la vie quotidienne, merci chères fleurs, manifestations de l’énergie de la Pleine Conscience , de l’Esprit Saint. La vie est plus facile et souriante avec vous !

Sourire à votre sourire, un lotus pour vous.

  
Si vous êtes deux ou trois réunis en mon nom, je suis au milieu de vous.” S’il vous plait méditez cette parole du Christ.



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